Huit points en cinq journées, sixième place. Le PSG a démarré la Ligue 1 2026-2027 avec deux victoires, deux nuls et une défaite, et il compte cinq longueurs de retard sur Monaco, leader avec 13 points. Le tenant du titre, quintuple champion de France en titre, n’a jamais mené le classement depuis la reprise. En Ligue des champions, le tableau est tout autre.
Cinq journées, un départ poussif
Le détail des résultats explique le classement. Le 23 août, à Roazhon Park, Paris est mené 2-0 par Rennes avant d’arracher le nul grâce à un doublé de Ferran Torres pour son premier match (2-2). Cinq jours plus tard, même scénario à Villeneuve-d’Ascq : 2-2 contre Lille au stade Pierre-Mauroy. Le 4 septembre, au Parc des Princes, Monaco s’impose 2-1.
La suite est meilleure. Victoire 1-0 à Brest le 13 septembre, puis 2-1 au Vélodrome le 20 septembre, avec des buts de Ferran Torres à la 66e et de Marquinhos à la 74e, Andrés Gomes réduisant l’écart pour Marseille entre les deux. Ce Classique reste à ce jour le dernier match officiel parisien.
Au-dessus, le classement surprend. Monaco (13 pts) devance Lyon et le Paris FC (11 pts chacun), puis Lille et Rennes (10). Marseille est dix-septième avec 3 points. Chez les buteurs, Ferran Torres partage la tête du championnat avec 4 réalisations, aux côtés de Paris Brunner, Kamory Doumbia, Amine Gouiri et Lassine Sinayoko.
Un mercato à sens unique
L’été parisien a été celui des ventes. Bradley Barcola est parti à Liverpool, pour un montant évalué à 125 millions d’euros, Gonçalo Ramos à l’AC Milan (74 M€), Ibrahim Mbaye à Aston Villa (55 M€), Randal Kolo Muani à la Juventus (41,2 M€) et Lee Kang-in à l’Atlético de Madrid (35 M€). Le total des départs dépasse 330 millions d’euros.
Les arrivées, elles, pèsent environ 150 millions : Maghnes Akliouche de Monaco (50 M€), Ferran Torres du FC Barcelone (48,5 M€), Mika Godts de l’Ajax (45 M€), Lucas Digne d’Aston Villa (7 M€), le gardien Alessandro Longoni libre, et le jeune ailier Khalil Ayari. Le PSG a donc vendu plus qu’il n’a acheté, tout en rajeunissant son secteur offensif. Ferran Torres, recruté pour compenser plusieurs départs, est de fait le meilleur buteur du club en Ligue 1.
Luis Enrique et cinq joueurs prolongés
L’Espagnol reste sur le banc et a prolongé son contrat, en même temps que Lucas Beraldo, Senny Mayulu, João Neves, Willian Pacho et Fabián Ruiz. Une continuité assumée, qui s’appuie sur deux Ligues des champions consécutives — 2025 et 2026 — et sur la Supercoupe de l’UEFA remportée cet été.
L’infirmerie
Le mois de septembre a été moins lourd que certains précédents. Achraf Hakimi a manqué le déplacement à Marseille, puis a effectué son retour en sélection marocaine fin septembre. Nuno Mendes a connu une alerte le 25 septembre, finalement sans gravité. Warren Zaïre-Emery s’est vu annoncer une absence courte à la mi-septembre. À cette date, aucune source consultée ne fait état d’une indisponibilité longue dans le groupe parisien.
Le calendrier des prochaines semaines
La trêve internationale a coupé le championnat après la cinquième journée. La reprise est fixée au week-end du 9 au 11 octobre.
- Samedi 10 octobre, 20h45 : PSG – Le Mans, 6e journée de Ligue 1, au Parc des Princes.
- 13 ou 14 octobre : deuxième journée de la phase de ligue de la Ligue des champions.
- Mardi 20 octobre : PSG – FC Barcelone au Parc des Princes, troisième journée de Ligue des champions.
- 3 et 4 novembre : quatrième journée européenne.
Le tirage de la phase de ligue, effectué le 27 août, a donné au PSG quatre réceptions — Barcelone, l’AS Roma, Galatasaray et le Slovan Bratislava — et quatre déplacements : Manchester City, Aston Villa, Villarreal et Côme. Le premier match a été une formalité : 6-1 contre le Slovan Bratislava au Parc, le 9 septembre.
Où se situe Paris face au Real et au Barça
Sur la scène européenne, la comparaison est à l’avantage du PSG, et c’est récent. Paris a gagné les deux dernières Ligues des champions, en 2025 puis en 2026. Le Real Madrid aborde cette édition avec un entraîneur nommé en juin, José Mourinho, et une charnière entièrement refaite autour d’Ibrahima Konaté et de Dean Huijsen. Barcelone, champion d’Espagne en titre, a entamé sa phase de ligue par un 5-1 contre le Feyenoord, quand Madrid battait l’Inter Milan 2-1 le 8 septembre et que Paris corrigeait le Slovan le lendemain. Les trois clubs ont donc gagné leur premier match, avec des marges comparables.
La nuance est ailleurs. En championnat, les deux clubs espagnols font nettement mieux que le PSG : le Barça est à 21 points sur 21 possibles, le Real à 15 sur 21 malgré deux défaites, quand Paris n’a pris que 8 points sur 15. Un club qui domine l’Europe mais peine dans son championnat national n’est pas un cas rare ; c’est toutefois un signal, et Luis Enrique dispose désormais d’un effectif plus jeune et moins fourni offensivement qu’il y a un an.
La nuance vaut aussi pour le niveau de l’opposition. Paris a ouvert sa campagne contre le Slovan Bratislava, adversaire le plus faible de son tirage ; ses quatre déplacements, à Manchester City, Aston Villa, Villarreal et Côme, diront davantage. Le rendez-vous du 20 octobre au Parc des Princes offrira, lui, un élément de mesure direct entre Paris et Barcelone, dans une phase de ligue où les huit premiers se qualifient d’office pour les huitièmes de finale. Les autres passent par un tour de barrage en février. Entre la reprise du 10 octobre et la quatrième journée européenne du 4 novembre, le PSG enchaînera championnat et Ligue des champions sans coupure, avec un effectif offensif plus jeune qu’il y a un an et un seul buteur à plus de trois buts en Ligue 1.