Moustique Culex pipiens, vecteur du virus West Nile

Virus West Nile en France : 117 cas et 5 décès en septembre 2026

septembre 24, 2026

KING365TV Abonnement N°1 KING365TV En Europe ! Abonnez-Vous

117 cas humains autochtones au 21 septembre 2026, contre 62 sur toute la saison 2025. Le virus West Nile connaît en France hexagonale sa plus mauvaise année depuis le début de la surveillance renforcée, et la saison n’est pas terminée : le bulletin de Santé publique France du 23 septembre recense 25 cas supplémentaires sur la seule semaine écoulée. Cinq décès ont été rapportés.

Sept régions, et plus seulement le Sud

La circulation ne se limite plus à l’arc méditerranéen, où le virus est identifié de façon récurrente depuis les années 1960. Sept régions sont concernées en 2026 : Provence-Alpes-Côte d’Azur, Occitanie, Île-de-France, Auvergne-Rhône-Alpes, Nouvelle-Aquitaine, Pays de la Loire et Centre-Val de Loire.

Huit départements sont entrés dans le décompte à la mi-septembre : l’Aude, la Seine-et-Marne, la Drôme, le Rhône, l’Isère, la Loire-Atlantique, le Maine-et-Loire et le Loiret. Pour onze cas, aucun lieu précis de contamination n’a pu être identifié, ce qui signifie que la carte publiée est une carte des zones documentées, pas nécessairement celle de toutes les zones de circulation.

L’Île-de-France concentre l’épisode le plus suivi. Au 21 septembre, l’agence sanitaire y dénombrait 20 cas autochtones : 6 dans le Val-de-Marne, 5 dans l’Essonne, 3 en Seine-Saint-Denis, 3 dans le Val-d’Oise, 2 en Seine-et-Marne et 1 dans les Yvelines, trois autres patients résidant ailleurs sans que l’exposition francilienne ait pu être confirmée. Onze d’entre eux ont développé une forme neuro-invasive. Deux sont décédés, âgés de 73 et 88 ans. Deux autres sont restés asymptomatiques, découverts par un dépistage.

KING365TV Abonnement N°1 KING365TV En Europe ! Abonnez-Vous

Le signal était apparu bien avant les premiers malades : dès mai 2026, le virus avait été détecté dans des excrétas de moustiques du Val-de-Marne. Sept oiseaux positifs ont ensuite été identifiés dans cinq départements, dont Paris, et huit chevaux symptomatiques en Essonne, Seine-et-Marne, Val-de-Marne et Val-d’Oise. Les débuts de symptômes chez l’humain s’échelonnent de la mi-juillet au début septembre.

Le moustique en cause n’est pas le moustique tigre

Confusion fréquente. Le vecteur du virus West Nile est le moustique du genre Culex, principalement Culex pipiens, le moustique commun brun présent partout en France, y compris dans les villes du Nord. Il pique surtout du crépuscule à l’aube, à l’inverse du moustique tigre qui pique le jour.

Le cycle naturel se déroule entre les oiseaux, réservoirs du virus, et ces moustiques. L’humain et le cheval sont des hôtes accidentels, dits « en cul-de-sac » : ils développent une charge virale trop faible pour recontaminer un moustique. Il n’y a donc pas de transmission d’une personne à l’autre, sauf exceptions documentées par transfusion sanguine, greffe d’organe, et de façon très rare pendant la grossesse ou l’allaitement.

Les symptômes et le moment de consulter

Environ 80 % des personnes infectées ne ressentent rien du tout. Chez les autres, après une incubation de 2 à 14 jours, le tableau est celui d’un syndrome pseudo-grippal : fièvre d’apparition brutale, maux de tête, douleurs musculaires et articulaires, parfois une éruption cutanée. L’évolution est spontanément favorable en quelques jours.

Moins de 1 % des infections évoluent vers une forme neuro-invasive : méningite, encéphalite, polyradiculonévrite ou paralysie flasque aiguë. Ces formes touchent principalement les personnes âgées, les personnes immunodéprimées, les greffés et les porteurs de maladies chroniques. Les professionnels de santé sont invités à évoquer le diagnostic devant une atteinte neurologique associée à une fièvre supérieure ou égale à 38,5 °C et à un liquide cérébrospinal clair.

Une consultation s’impose sans attendre en cas de fièvre accompagnée de maux de tête intenses, de raideur de la nuque, de confusion, de troubles de la vigilance, de convulsions ou d’une faiblesse musculaire d’installation rapide. Ces signes relèvent des urgences. Une fièvre isolée après des piqûres, chez une personne âgée ou immunodéprimée vivant dans un département concerné, justifie un appel au médecin traitant, qui décidera de l’utilité d’un test. Aucun traitement antiviral spécifique ni vaccin humain n’existe à ce jour : la prise en charge est symptomatique, et hospitalière pour les formes graves.

Ce qui protège vraiment

  • Supprimer les eaux stagnantes autour du logement. Culex pond dans les eaux chargées en matières organiques : gouttières bouchées, regards d’eaux pluviales, seaux, bâches, soucoupes de pots, bassins sans poissons ni circulation.
  • Se protéger à la tombée du jour et la nuit, moments d’activité du vecteur : vêtements longs, amples et clairs, manches et jambes couvertes lors des soirées en extérieur.
  • Utiliser un répulsif cutané autorisé sur les parties découvertes, en respectant les mentions relatives aux enfants et aux femmes enceintes figurant sur l’emballage. En cas de doute, demander conseil au pharmacien.
  • Installer des moustiquaires aux fenêtres et aux lits, de préférence imprégnées, et fermer les ouvertures en soirée.
  • Maintenir ces gestes de mai à novembre, période d’activité des moustiques, et pas seulement pendant les pics médiatisés.

Les bombes insecticides domestiques et les dispositifs à ultrasons n’ont pas démontré d’efficacité comparable à celle de ces mesures mécaniques.

Dons du sang et suites de l’épisode

La sécurité transfusionnelle fait l’objet de mesures spécifiques. Santé publique France indique que les produits sanguins issus de dons prélevés dans l’ensemble de la région Île-de-France sont sécurisés par l’Établissement français du sang. Dans les zones où le virus circule, les procédures habituelles prévoient un dépistage systématique des dons ou un ajournement temporaire des donneurs, ainsi qu’une vigilance renforcée sur les prélèvements d’organes et de tissus. Les personnes ayant séjourné dans un département concerné sont invitées à le signaler lors de l’entretien préalable au don.

La surveillance renforcée des arboviroses court jusqu’à la fin de la période d’activité vectorielle, en novembre. Le même bulletin recense par ailleurs 13 épisodes de chikungunya autochtone, pour 90 cas dans le Tarn, le Lot, la Gironde, les Landes et le Val-de-Marne, et 4 épisodes de dengue autochtone totalisant 6 cas. Trois maladies transmises par des moustiques déjà installés, dont les chiffres 2026 devront être consolidés en fin de saison avant toute comparaison définitive avec les années précédentes.

Publicité
KING365TV Abonnement N°1 KING365TV En Europe ! Abonnez-Vous
Image placeholder

Lorem ipsum amet elit morbi dolor tortor. Vivamus eget mollis nostra ullam corper. Pharetra torquent auctor metus felis nibh velit. Natoque tellus semper taciti nostra. Semper pharetra montes habitant congue integer magnis.

Laisser un commentaire

KING365TV : Abonnement TV 8K Abonner Maintenant